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Nom du blog :
globglob
Description du blog :
Attention! Certaines scènes peuvent heurter la sensibilité des plus endurcis. Menace et corruption
Catégorie :
Blog Actualité
Date de création :
19.06.2007
Dernière mise à jour :
06.06.2008
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SIGNATURES

Posté le 06.06.2008 par globglob
Pendant 3 ans, nos photos furent surlignées de nos noms, de nos « crédits photos »,
mention obligatoire pour tout auteur d’œuvre photographique. Privilège tenant à l’engagement intellectuel de l’auteur lors d’une prise de vue, est-il besoin de le rappeler ?
Au journal en tout cas certainement. !
De crainte de faciliter les procédures prud’hommales à leur encontre, en l’occurrence de permettre aux plaignants de façon simple, grâce à leur nom dans le journal tous les jours, de prouver leur présence au journal, la fréquence et la quantité de travail, les signatures furent purement et simplement supprimées, au mépris de la loi. Pour être tout à fait en phase avec leur fraude, qui n’est jamais que du travail dissimulé, puisque rien ne leur est jamais reproché, ils ont appliqué les règles prévues pour les correspondants de presse.
L’adjoint nous a convoqué ce jour là dans son bureau, fait rare, pour nous prévenir, nous promettant que ça ne serai pas si simple, que ça prendrai un certain temps etc…
Le lendemain, nous n’avions plus nos signatures.
Evidemment, ça ne changera rien pour les futurs procès à ceci près qu’on pourra demander une indemnité pour chaque signature manquante.
De fins tacticiens que nos chefs. Un peu plus et on n’avait rien à leur reprocher.





--

HLM

Posté le 05.06.2008 par globglob
Très vite j’ai été pris sous la coupe de certains fidèles du journal .Ceux qui gravitent autour. Les politiques entre autre. La mère de HJK un photographe pigiste comme moi par exemple, élue de droite, conseillère municipale, et chauffeur occasionnelle pour l’équipe des sports du journal lors des courses de vélo.
Elle me proposa bientôt tout un tas de services, et pourquoi pas un appartement ! Elle pouvait par le biais d’un organisme de logement de ses amis, me fournir un appartement à loyer préférentiel dans les plus brefs délais » en faisant passer mon dossier par-dessus les autres. » Je devais choisir sur plan, mon quartier, ma superficie et mon loyer.
Elle voulait en outre que je l’appelle à la mi-temps lors des matchs de basket de N1 pour lui donner …le score. Et quand j’oubliais, elle me retrouvait dans les bars le samedi soir et me traitait de con.
A l’époque je sous-louais à un copain son appartement qui, ironie du sort émanait du même organisme. Je gagnais une misère et quand mon « bailleur » dû donner son préavis, il s’en fallut de peu que je me retrouve à la rue. J’aurai pu en profiter.

Mais comment vous dire ?

Toute ma jeunesse j’ai vu ces gosses de riches, ces privilégiés dont les parents avaient des enseignes sur les murs de la ville. J’ai vu ces nantis arrogants et ingrats profiter de ces « logements de complaisance », s’accaparer ce qui devait revenir aux plus démunis, vous les connaissez vous aussi.
J’ai convoité des places que je maudissais, souvent, mais jamais je n’y ai cédé. Même le RMI je n’ai jamais réussi à le toucher. Quand d’aventure il m’arrivait de rentrer dans le système, je me mettais tant de bâtons dans les roues que ça capotait inexorablement. Moi aussi je suis un privilégié. Mes parents n’avaient pas d’argent mais nous n’avions pas la culture de la pauvreté. Nous étions de la classe moyenne méprisée par les riches et jalousée par nos semblables mais qui attirait les honnêtes gens, les simples, ceux que je n’ai jamais pu égaler. Ma mère a gardé leurs enfants toute sa vie et puis, tel le charpentier qui tombe du toit à deux mois de la retraite, elle a terminé sa carrière en gardant des enfants de salauds, enfin pour trois d’entre eux.
Toutes ces actions en faveur des pauvres dont j’ai toujours fait partie finalement, je ne pouvais pas en profiter, décidément.
Alors comme cette représentante du peuple se faisait de plus en plus envahissante, je l’ai remerciée par un bouquet de fleur.



C’est pour ça que le petit jeu de massacre a véritablement commencé.



ALLO

Posté le 05.06.2008 par globglob
La même conseillère municipale avait une autre habitude.
Elle avait une place de cadre dans une entreprise de télécommunication bien connue.
Quand l'organisme de logement en question tombait sur un mauvais payeur qu'elle ne parvenait pas à joindre, elle se faisait transmettre le numéro en liste rouge par son amie en poste.
Je le tiens de source sûre et pourrai le prouver le cas échéant.

Dans cette honorable institution

Posté le 02.06.2008 par globglob
J'étais photographe à la pige dans un journal local et dans cette honorable institution,

On m'a traité de "petite bite", de "photographe de merde", de "cocu", "d'enculé", de "gigolo"on a traité ma femme de "pute Espagnole"?!. On ma déclaré frauduleusement à l'URSSAF "correspondant de presse"et donc injustement taxé. On a supprimé le seul avantage du métier, mes signatures. On m'a saboté, intimidé et harcelé. On m'a accusé de sabotage, soupçonné de vol et de dégradation de matériel. Hué. Boycotté. Menacé. On a diffusé des rumeurs, j'ai essuyé des quolibets dans la rédaction sur mon passage. Quand je suis allé me plaindre au rédacteur en chef, je me suis fait viré.
Aujourd'hui, ils sont scandalisés, indignés par ces révélations. Ils rappellent outrés, qu'ils sont pères et mères de famille. Peinés qu'on mettent en doute leur honorabilité. C'est leur hypocrisie et leur mode de défense éternel, qui fait ses preuves.
Je ne doute pas une seconde que je ne serai pas entendu, par aucun tribunal, comme je n'ai été entendu par aucun de mes proches, aucun de mes chefs.
Mais il me reste, vous, qui, parfois, êtes capables de saisir certaines subtilités de notre monde.

Le jour ou Bishmul me marchât dessus.

Posté le 02.06.2008 par globglob



Un jour Bishmul m’a marché dessus. Pas au sens figuré hein, au sens propre. Il m’a marché dessus.
J’étais au local des photographes, je visionnais des photos sur l’écran quand il rentre dans la pièce en levant les pieds bien hauts. Arrivé à ma hauteur, il ne s’arrête pas pour autant et fait mine de me marcher dessus. Je suis trop grand évidemment mais il lève les pieds face à moi comme s’il grimpait un escalier. Et à défaut de pouvoir me piétiner il me passe devant et prend ma place à la visionneuse. Si bien qu’on se retrouve l’un contre l’autre dans ce bureau exigu, bite contre cul. Je m’extirpe de cette position ridicule autant qu’inconfortable. Il se rend compte de son erreur et montre une figure piteuse. Je pense qu’il s’agissait de marquer dans quelle considération il me portait, ma transparence etc... Comment voulez-vous dès lors qu'il me fasse travailler.


VOUS AVEZ BU CrasHTÛp!

Posté le 02.06.2008 par globglob
Le cadre était grandiose. Château du XVIIe, salon de réception, armures et portraits d’ancêtres aux murs. La presse était conviée ce jour là pour l’attribution d’une subvention internationale à la restauration d’une tour. Représentants du patrimoine Américain, télévisions locales, journalistes, attachés de presse, tout le monde était déjà là quand nous arrivâmes, KraAd¤S CRaAShtÜp et moi, dans la salle d’arme de la demeure séculaire. Grandiloquent comme à son habitude, mon compagnon, dérangea tout le monde par son arrivée fracassante et fût accueilli par le seigneur des lieux par un : « VOUS AVEZ BU CRaASHtÜP! »


vacances forcees bis

Posté le 02.06.2008 par globglob
… Un jour Ashmil s’est cassé la jambe au foot. Trois mois de plâtre. Trois mois de Bishmul.
Lui, son truc, c’était de pas appeler les pigistes pour quelque raison fumeuse. Il préférait attendre qu’ils viennent d’eux même chercher du travail à la rédaction. C’était plus sympas, plus humiliant, tout ça.
Moi pour que je m’humilie, faut se lever de bonne heure. Je laisse ce soin aux autres, on peut leur faire confiance. Autrement dit je ne suis jamais monté à la rédaction. Pas une seule fois. Je me contentais à priori du travail fixe du week-end.
Je voyais déjà Bishmul jubiler. Pas si bête.
On m’avait confié un peu avant la page « Psychologie », qui consistait en trois photos hebdomadaires. La plupart du temps je passais une journée pour ce travail. Mais en ces périodes de crise je passais alors une journée par photo, soit trois jours par semaine, à quoi s’ajoutaient les deux jours de week-end, soit 5 jours en tout. J’ai fait mes meilleurs mois pendant la convalescence d’Ashmil. Le temps que mon ami s’en rende compte et c’est Ashmil de retour qui validait mes notes de frais.
Bishmul si tu me lis…

VACANCES FORCEES

Posté le 02.06.2008 par globglob
Chacun avait une idée fumeuse sur la place des photographes pigistes au journal. Certains considéraient que la photo devait être assurée par les professionnels en place. D’autres que nous remplissions celui de suppléants. La guéguerre battait son plein. Si bien que quand Achmil le chef partait en vacances personne ne nous appelait plus. Après avoir obtenu de nous une collaboration assidue, exclusive et sans condition, nous dissuadant d’envisager toute autre activité de complément, Monsieur partait en vacances sans laisser la moindre consigne à ses collègues nous concernant si bien qu’on ne se rendait compte qu’au bout d’une semaine que le rythme ralentissait, tant le Lundi on espérait un appel le Mercredi, que le Jeudi serait chargé ou bien que…Quand en fin de semaine, manquant d’air je montais aux nouvelles, Achmil était rentré de vacances.
Et moi je m’endettais un peu plus à l’URSSAF.
Je mis bientôt un truc en place pour ne plus être surpris.
Quand Achmil partait en vacances, la relève était assurée par Buchmil. Son journal était d’une telle médiocrité, d’un tel désintérêt qu’il était reconnaissable entre mille. Dès le Lundi, je repérais la nuance et je partais attendre le retour du « chef » en…vacances. Sacré Ashmil.

URSSAF

Posté le 02.06.2008 par globglob
1800 Euros, c’est le « salaire » maximum que j’ai encaissé au journal.
Il se découpe comme suit :
- 400 Euros de remboursement de frais (essence, autoroutes, déjeuners le cas échéant, accessoires, etc ...) sur lesquels nous sommes taxés à l’URSSAF au même titre qu’un salaire.
- 200 Euros d’URSSAF (CSG, CRDS.)
TOTAL : 1200 Euros est le salaire le plus élevé que j’ai perçu au journal. il ne comprend pas de congés payés, et il nous restera les cotisations retraites et la sécu en sus.

MA COUSINE

Posté le 01.06.2008 par globglob
Ma cousine, diététicienne maintenant et qui n’est jamais que la cousine de mes cousines, avec qui j’ai grandi, qui fut ma voisine de quartier, de classe, ma confidente parfois, a décidé un jour que je n’étais plus son cousin mais un ami d’enfance. C’était juste après son mariage avec l’un de ses fils de famille que j’ai déjà évoqué. Vous comprenez, en restant le cousin de ma cousine, même éloigné, je devenais le cousin de son mari. J’entrais dans la famille Bétépé. Quelle hérésie !
Alors tout à coup, elle préférait ami d’enfance. Moi des amis d’enfance je n’en ai pas. Si elle n’avait pas fait partie de MA famille, de près ou de loin, jamais je n’aurai fais connaissance avec elle !
Un jour elle m’a convié à ce qu’il convient d’appeler un dîner de con. Joignant à la même table ce patron de restaurant dont vous connaitrez l’histoire en lisant la rubrique » Rumeur » un peu plus loin et son ex-cousin, juste un mois avant les premiers quolibets. Flairant le traquenard, je me fis porter pâle. Notez que c’eût été un beau coup. Le cocu ignorant tout à la même table que son rival, par l’entremise d’une hôtesse en qui il a toutes les raisons d’avoir confiance. Et dire que ces gens là nous soignent et nous nourrissent ! Rome n’est plus dans Rome.
Du coup, faute de con, ça a vraiment été le plus beau dîner de con de l’année. Et même un vrai dîner d’enculés.
Le plus drôle, c’est que son mari en question à moins de chance d’être mon cousin éloigné que mon beau-frère direct. Mais c’est une autre histoire.
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